2 sept, 2011

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Première partie: Les années 1930 La Foux d’Allos-Histoire-Culture-Tradition- Un environnement favorable au changement-Photo anciennes

Il me semble que pour aborder l’histoire de la Foux d’Allos ( Val d’Allos 1800) surtout lorsque celle ci a une histoire relativement proche en ce qui concerne cette station. Alors nous nous devons de nous appuyer sur les témoignages des hommes et des femmes qui ont traversé et façonné cette histoire.  C’est un peu ce que je voudrai faire en rédigeant cet article. M’appuyer sur certains témoignages de personnes qui de par leur travail, leur savoir faire, leurs convictions et leur courage ont donné naissance à cette station. En effet il en fallait de l’énergie pour construire une station dans un lieu aussi hostile et désert. Cette énergie a été incarnée en la personne de Ernest Garcin ( 1912-1999).
Ernest de part son obstination et sa hargne à vouloir faire sortir sa région de la pauvreté, a su convaincre une grande part des habitants de la Foux du bien fondé de son projet, pour la collectivité. ll fallait être un peu fou à l’époque pour créer un téléski pour un sport encore confidentiel. Comment vendre à l’époque  aux habitant de ce hameau qu’était la Foux,  l’idée que la société française  allait devenir pour partie  une société de loisir,et que l’avenir du Haut Verdon était là? Quelle audace! Son rêvé, il l’a porté, initié, construit. Enfin lorsqu’il n’en a plus eu les moyens ce visionnaire a permis l’essor de la Foux d’Allos en trouvant de nouveaux investisseurs.
A mon sens ce qui est remarquable pour la station de la Foux d’Allos ,  C’est que son histoire est récente, j’ai envi de dire de mémoire d’homme.  Pourtant  il n’existe que peu de traces sur cette histoire. Les traces disparaissent peu à peu. Les pionniers ont déjà tous disparus. Avant que tout cela ne soit perdu je voudrai modestement rassembler le peu d’information disponible de sorte à évoquer comment était  vie de la population de la Foux à l’époque des années 1900? Vous décrire quelles ont été les raisons et motivations qui ont fait que cette station a pris forme?
1) Contexte avant la création de la station
a) Un peu d’histoire
La Foux le hameau qui se situe à l’entrée du village trouve ses origines très anciennes. Au XXIII siecle le hameau dépend de la paroisse d’Allos avec ses deux cent âmes tout comme les hameaux  Beaumelle et Bouchier. En 1673 la Foux devient une paroisse. Laquelle est dédiée à St Jean Batiste. L’église actuelle date du XXVII eme siècle. En 1865 est construit un clocher et un presbytère lequel sera transformé en école quelques années plus tard. Ecole qui comprenait une cinquantaine d’élèves en 1890 ce qui prouve le dynamisme démographique de l’époque.
b) La Foux des années 30
Dans les années 1930, la Foux est un hameau d’environ une cinquantaine de personnes, il est composée de grandes familles d’agriculteurs. Sa petite taille  et la solidarité de sa population joueront sans doute un rôle important dans les années qui vont suivre lors de  la création de la station. Les grandes familles de cette époques vont marquer l’histoire de cette région et parmis elles, on peut nommer les familles : Garcin, Gravier, Lantelme, Pascalis, Barnaud, Caire, Pascal, Fournier, et Bianco.
En 1938 à l’emplacement de la station, celle-ci se partage en trois grandes fermes agricoles dont :
  • La ferme Monge ( démolie ) construction d’un télésiège des Chauvets à la place
  • La ferme CEZE ( local technique de l’école de ski)
  • La ferme Garcin ( visible au bas de la station)
L’activité  est principalement agricole. Avec la création de la coopérative laitière d’Allos les vaches ont  supplantées les élevages de moutons.
Les plantations d’avoine dominent. L’avoine de la Foux  est très réputée à l‘époque ( Cf photo d’Honoré Garcin qui vendait sa production d‘avoine à  dos de mulets à Barcelonnette).
La traite des troupeaux de vaches était une activité exigeante qui supposait une présence très matinale et tardive le soir, tous les jours de la semaine. Il était exclu d’avoir des jours fériés ou des vacances. L’entretien des voiries était un travail pénible sans tout le matériel moderne que nous connaissons aujourd‘hui. La vie était épuisante pour des gains minimes.
La région du Haut Verdon et par consequent celle du Val d’Allos qui en fait partie, fut sinistrée suite à l’effondrement de des activités de production de draperie. Ce qui exclu les habitants soucieux de trouver d’autres activités plus lucratives et moins épuisantes .
L’émigration de la population vers d’autres régions plus attractives comme les alpes maritimes a entretenu le déclin économique de cette région.
– Une tradition de haute montagne souligne le degrés de pauvreté de cette région. Il s’agit du « déterrage de marmottes » à compter de la Toussaint, pratique de braconnage de Marmottes, contestable, qui visait à déterrer et donc à chasser les marmottes.  En hiver car celles ci dormaient et il était beaucoup plus simple de les capturer. Il s’agissait de vendre leur peau mais aussi de les manger.
– Les veillées : A cette époque pas d’électricité, de télévision ou autre confort moderne. La vie y était pauvre. Pour autant les gens étaient solidaires. Ils aimaient se retrouver tous les soirs d’hiver après le souper . A tour de rôle, les uns invitaient les autres dans des  demeures qui ne permettaient pas des excès mais le bonheur d’être ensemble était la.  Lors de ces veillées les hommes jouaient aux cartes tandis que les femmes faisaient du tricot et les enfants s‘amuser dans les écuries.  On savait chanter. Inutile de vous dire que ca bavardait.
Cette tradition déclina avec l’essor de la station car les hommes rentrant de leur journée de travail à la station se devaient aussi de s’occuper des élevages. Plus tard l’arrivée de la télévision sonna le glas de cette pratique ancestrale.
– La fête patronale de St Jean était l’occasion de se retrouver autour d’un orchestre ( trompette, une grosse caisse, accordéon). Le « Jazz Band du Haut Verdon » crée et animé entre autre par les frères Garcin remplaça les orchestres traditionnels venus de Barcelonnette.
– En février,  les éleveurs «  tuaient le cochon » . Ils partageaient un cochon avec la communauté et c’était l’occasion de se réunir et de se retrouver autour de ce rituel.

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